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Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima

Le Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima (Hiroshima heiwa kinen kōen) est un parc situé dans le centre-ville de Hiroshima, au Japon. Ouvert le 1er avril 1954, il fut créé par l'architecte Kenzō Tange afin de commémorer les victimes du bombardement de Hiroshima. De nombreux bâtiments ont été construits en souvenir de l'attaque et dans l'espoir d'une paix durable.

Le Cénotaphe du Parc de la Paix (heiwa kōen ireihi) fut inauguré en mars 1952. Dessiné à l'origine par l'artiste américano-japonais Isamu Noguchi, ce monument devait, de par sa forme, représenter un dōtaku. Cependant, celui-ci se verra refuser la réalisation du monument en raison de sa nationalité. Kenzō Tange, qui entretenait une relation d'amitié avec Noguchi, repris l'idée principale du monument, à savoir le « U » inversé, et le fit construire en béton10. Ce dernier voyait cependant la forme de l'arche comme celle des toits des maisons de la période Kofun, retrouvées sous la forme de haniwa9. Cependant, l'arche s'étant détériorée avec le temps, elle fut supprimée en décembre 1984 et remplacée par une nouvelle arche, en granite cette fois, en mars 1985. Il est inscrit sur le cénotaphe la phrase suivante: « 安らかに眠って下さい 過ちは 繰返しませぬから » (Yasuraka ni nemutte kudasai, Ayamachi wa kurikaeshimasen kara). Cet épitaphe, écrit par Saiga Tadayoshi, signifie « Repose en paix, car (je/nous/ils) ne répète pas l'erreur ». L'absence de sujet, naturelle en japonais, a cependant été à l'origine d'une controverse menée par Radhabinod Pal, le représentant de l'Inde au Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient. Celui-ci reprochait à l'épitaphe de ne pas être clair quant au responsable de « l'erreur », ce à quoi Shinzō Hamai répliqua plus tard en expliquant que le sujet était volontairement omis afin que chacun fasse face à ses responsabilités.


Le Dôme de Genbaku (genbaku dōmu), également appelé Mémorial de la Paix de Hiroshima est le bâtiment ayant résisté le plus proche de l'hypocentre de la bombe. Il en est en effet éloigné de seulement 140 m. La trentaine d'employés travaillant dans le bâtiment sont morts sur le coup. L'édifice aurait dû être détruit mais la ville de Hiroshima décida de le garder dans l'état dans lequel il se trouvait juste après l'explosion, afin de laisser une empreinte éternelle à cette catastrophe. Il était autrefois le « Hall de la promotion des Industries de la Préfecture d'Hiroshima » et se distinguait des autres bâtiments par son architecture européenne.



En 1995, le dôme de Genbaku est classé au monuments historiques puis l'année d'après, en 1996, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO avec comme argument que « le Dôme est devenu un monument universel pour l'humanité entière, symbolisant l'espoir d'une paix perpétuelle et l'abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre » et a subi quelques travaux afin de le protéger des aléas climatiques, le vent et la pluie ayant fini par abimer la structure en brique du bâtiment.

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