Culture

Shintoïsme ou Shinto

Le shintoïsme ou shinto (神道, littéralement ou ) est une religion propre au Japon depuis toujours, née de son climat et de ses coutumes.
Les origines du shintoïsme sont généralement méconnues.
Il s’est développé à partir d’un culte primitif et a subi les influences de croyances populaires du bouddhisme, du confucianisme, ets…
Il ne forme pas un système rationalisé. Le shintoïsme est polytéiste. Le culte des ancêtres est un des éléments essentiels du shintoïsme.
On croit aussi pouvoir être lavé par des cérémonies, harai ou misogi, de toutes ses fautes et souillures.
L’empereur du Japon, considéré comme le descendant de la déesse du shinto, Amaterasu (déesse du Soleil) était le dieu suprême de la religion shinto entre 1870 et 1940 quand le shinto était la religion d’Etat.

Sanctuaire Shinto

Sanctuaire Shinto
Les sanctuaires shinto, appelés le plus souvent jinja (神社, Pavillon des divinités) en japonais, sont des lieux de culte du shintoïsme, où l’on vénère un kami, dieu. Au Japon, on y compte plus de 85000 sanctuaires. A l’entrée de l’enceinte, il y a toujours un portique, appelé torii. Derrière ce portique, l’allée principal mène aux bâtiments principaux, le haiden où les fidèles prient et le hoden où le dieu est vénéré.

Il est accoutumé de faire un voeu à l’entrée du haiden ou honden et fait offrande d’une pièce dans le saisen bako, boîte à offrande.

Il s’y déroule annuellement des fêtes appelées matsuri, pendant lesquelles sont parfois organisées des processions de mikoshi (sanctuaires protables).

Torii – portique traditionnel

Torii – portique traditionnel
Un torii est un portique traditionnel japonais. Il est en générale érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane.
Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l’accès à un sanctuairedoit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde matériel. Il n’est pas rare de voir les japonais contourner un torii lorsqu’ils pensent ne pas repasser plus tard par cet endroit.
La plupart des torii sont en bois peint en rouge, mais on peut les trouver également en métal ou en pierre.

Omikuji – prédiction

Omikuji – prédiction
Les omikuji (littéralement : loterie sacrée) sont des divinations écrites sur des bandes de papier que l'on tire au sort dans les sanctuaires shinto et les temples bouddhiques au Japon.

L'omikuji prédit si la personne a des chances ou non de voir ses rêves et ses projets se réaliser, si elle trouvera l'âme sœur, et prédit généralement la santé, la fortune, la vie, etc. Il existe quatre grandes catégories de prédiction : daikichi (大吉, daikichi), kichi (吉, kichi), shōkichi (小吉, shōkichi) et kyō (凶, kyō). Lorsque la prédiction est mauvaise, on plie la bande de papier et on l'attache généralement à un pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort.

Omamori – amulette

Omamori – amulette
Les omamori (littéralement : se protéger) sont des amulettes porte-bonheur que l’on peut trouver et acheter dans les sanctuaires shinto et les temples bouddhiques au Japon.

Une amulette peut être une gemme, une statue, une pièce, un dessin, un pendentif, un anneau, une plante, un animal, un geste, etc. Ces amulettes ont pour thèmes communs la fertilité, la chance pour les examens, la santé ou la sécurité au volant.

Osaisen – offrande

Osaisen – offrande
Lorsque les japonais se rendent au sanctuaire shinto ou temple bouddhique, ils font les offrandes en lançant les piècesdans des boîtes qui sont posées devant les bâtiments religieux.

Après avoir lancé les pieces,les japonais font la prière ou le voeu en fermant les yeux avec les mains en forme de prière.

Ema -planches en bois-

Ema -planches en bois-
Un ema (絵馬, ema) est une plaque en bois contenant des prières ou des vœux que l'on trouve dans les sanctuaiers shintô au Japon. Les fidèles inscrivent leur vœu ou leur prière sur l'ema, puis l'accrochent à un portique près du sanctuaire pour qu'il soit lu par les kami (les dieux).

L'ema sert à faire un vœu auprès des kami. Contrairement à ce qui se passe dans les religions occidentales, où la prière a généralement pour but de remercier et de bénir Dieu, les fidèles shintoïstes demandent aux kami des choses très variées, qui vont de la paix dans le monde à la réussite aux examens pour un étudiant. Dans certains temples très populaires et fréquentés par des touristes, comme le Meiji-jingū de Tōkyō, on trouve des ema rédigés dans différentes langues, car les touristes laissent leurs propres vœux et prières.

Shimenawa

Shimenawa
Le shimenawa est une corde sacrée utilisée au Japon, constituée de torsades de paille de riz plus ou moins grosses en fonction de l'utilisation, et tressée de gauche à droite. Le shimenawa délimite généralement une enceinte sacrée et particulièrement l'aire de pureté d'un sanctuaire shinto mais il est populairement placé aux pas de portes lors des évènements du calendrier Shintô.

Lorsqu'il entoure un rocher ou un arbre le shimenawa montre qu'il s'agit d'un territoire du domaine du kami (dieu) et donc que tout type de pollution doit en être exclu.

Kannushi -pretre shinto

Kannushi -pretre shinto
Un kannushi (神主, littéralement maître dieu) est la personne responsable de l'entretien d'un sanctuaire shinto ainsi que du culte d'un kami donné.
Les kannushi peuvent se marier et leurs enfants héritent souvent de leur position. Bien que ce statut héréditaire n'est plus légalement accordé, sa pratique se perpétue. Les vêtements qu'ils portent, par exemple, le jōe, le ebōshi et le kariginu, n'ont pas de signification religieuse particulière, mais sont simplement des vêtements officiels utilisés dans le passé à la cour impériale. Ce détail révèle le lien étroit entre le culte des kami et la figure de l'Empereur.

Pour devenir un kannushi, un novice doit étudier dans une université approuvée par le Jinja Honchō (Association des sanctuaires shinto), généralement l'Université Kokugakuin de Tokyo, ou réussir un examen qui atteste sa qualification. Les femmes peuvent aussi devenir kannushi et les veuves peuvent succéder à leurs maris dans leurs fonctions.

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