Culture

Bouddhisme

Le bouddhisme a été introduit officiellement au Japon au VIe siècle et a suivi une évolution qui a donné naissance à différents courants religieux. Le bouddhisme japonais est fortement influencé par les bouddhismes chinois et coréens, mais aussi par le shintoïsme, principale religion au Japon, née plusieurs années auparavant.
Il existe 13 écoles principales (宗, shu) du bouddhisme au Japon. De ses 13 écoles principales découlent les 56 écoles (派, ha) existantes au Japon. Aujourd'hui, les écoles dominantes sont celles de l'époque de Kamakura, ainsi que Shingon de l'époque de Heian.
Son histoire peut être divisée en trois périodes, ayant chacune vu l'introduction de nouvelles doctrines ou l'évolution d'écoles existantes, des trois grands courants du bouddhisme :
• époque de Nara (710-794) : écoles Hossō, Kegon et Ritsu ;
• époque de Heian (794-1185) : Tendai et Shingon ;
• époque de Kamakura (1185-1333) : bouddhisme de Nichiren, écoles inspirées par la Terre pure ou amidisme (Jōdo, Jōdo shin, Yūzū nenbutsu et Ji) et écoles Zen (Rinzai, Sōtō et Ōbaku).
La plupart des Japonais s'identifient aux deux religions, sous la forme d'un syncrétisme ancien appelé shinbutsu shūgō (神仏習合, shinbutsu shūgō, littéralement « syncrétisme shinto-bouddhiste »). Ainsi, en 2005, selon l'Agence pour les affaires culturelles du Ministère de l'éducation, la culture, des sports, des sciences et des technologies japonais, on comptabilisait :
• 107 millions de shintoïstes (84 % de la population) ;
• 91 millions de bouddhistes (71 % de la population) ;
• près de 3 millions de chrétiens (2 % de la population) ;
• 10 millions de Japonais pratiquant d'autres religions (8 % de la population).

Temple

Temple
Les temples bouddhistes sont appelés tera (寺, se lit aussi ji) ou jiin (寺院) en japonais. Le gouvernement japonais comptabilisait 76 000 temples en 2005.
On peut trouver devant la ou les portes (門, mon) du temple des statues de Niō, divinités protectrices des temples. Il y a trois bâtiments essentiels dans un temple japonais, reliés ou non par un cloître appelé kairō (回廊, kairō):

• le bâtiment principal : kondō (金堂, kondō, littéralement « salle d'or ») ou honden (本殿, honden, littéralement « palais principal »), ou butsuden (仏殿, butsuden, littéralement « palais de Bouddha ») dans le bouddhisme zen,
• la pagode (塔, tō), généralement de trois ou cinq étages, absente dans le zen,
• et la salle d'études (講堂, kōdō), ou salle de dharma (法堂, hōdō) dans le zen : celle-ci peut être à l'intérieur ou à l'extérieur de l'enceinte, reliée ou non par le corridor.

C’est toujours dans un temple que ça se passe les funérails et les cérémonies pour comémorer les âmes des ancêtres.

Juzu -chapelet bouddhiste-

Juzu -chapelet bouddhiste-
Le juzu (数珠/誦数, ou o-juzu avec une marque de respect) est un chapelet ou rosaire bouddhiste destiné à la méditation et symbolisant le nombre de karmas. Il sert à compter les mantras ou les sutras récités par des bouddhistes.
Introduit de Chine au Japon vers le VIIe siècle, il est composé de 108 petits grains (koshu) et de deux gros grains (boshu), symboles de passions (bonno, afflictions) et de désirs. Il existe différentes formes de nenju, comme le nenju bracelet, selon les écoles : Nichiren, Jodo, Shingon, Tendai, Zen, Jodo Shin. Le nenju peut être fait de perles minérales, ou en bois, et aussi cristal, corail etc. Si la symbolique bouddhiste du juzu est compliquée, il est le plus souvent symbole de chance et de bonheur, considéré comme une amulette de façon populaire.

Jizo -chaplet bouddhiste-

Jizo -chaplet bouddhiste-
Les statues aux baoirs rouges de Jizo, bosatsu protecteur de ceux qui souffrent, notamment les enfants malades et les femmes enceintes, fleurissent dans les milliers de temples et le long des routes du Japon.
Souvent représenté avec un bâton dans une main et un talisman dans l’autre, il accompagne dans l’autre monde les enfants morts. Les bavoirs rouges sont placés sur ses statues par les mères endeuillées.

Shinto -syncrétisme des kami et bouddhas-

Shinto -syncrétisme des kami et bouddhas-
Quand le bouddhisme est introduit en provenance de Chine à la fin de la période Asuka (VIe siècle), plutôt que de rejeter le vieux système de croyances, les Japonais tentent de le concilier avec le nouveau, en supposant que les deux sont vrais. En conséquence, les temples bouddhistes (寺, tera) sont attachés aux kami des sanctuaires shinto locaux (神社, jinja) et réciproquement, et consacrés à la fois aux kami et à Bouddha.
La religion native et le bouddhisme venu de l'étranger ne se fondent jamais vraiment mais restent cependant intimement liés dès l'origine jusqu'à nos jours, et toujours en interaction.
La séparation formelle du bouddhisme et du shintoïsme ne se produit que récemment, à la fin du XIXe siècle.

Shichifukujin -Sept divinités du bonheur-

Shichifukujin -Sept divinités du bonheur-
Les Sept Divinités du Bonheur (七福神, Shichi Fukujin) au Japon font références aux sept divinités de la bonne fortune dans la mythologie japonaise.
Les sept divinités sont souvent décrites à bord de leur navire Takarabune (宝船, « Navire aux Trésors »). La tradition veut que les sept divinités arrivent en ville pour la Nouvelle Année et distribuent des présents fantastiques aux gens méritants. Il est coutume de déposer sous l'oreiller des enfants une image du Takarabune le soir du Nouvel An, pour qu'ils fassent de beaux rêves.

Zen

Zen
Le zen est une branche de bouddhisme mahāyāna qui insiste sur la méditation (dhyāna) à partir de la posture assise dite de zazen.
L’école chinoise Chan, d’inspiration taoïste, se répandit au Japon pendant la période Kamakura (1185-1333). Il existe trois branches zen peincipales, le Soto, le Rinzai et l’Obaku. Toutes attachent une grande place au zazen (méditation assise) et à l’accomplissement personnel.

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